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Nénette : spectateur de nous-même

image, interaction

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« Nénette » dernier film de Nicolas Phillibert, pose un regard.
on voit nénette, orang-outang du zoo de Vincennes et il semblerait qu’elle nous détaille aussi.
l’écran fait office de miroir, nénette d’une part nous de l’autre: des hommes, un animal, une image, des sons.
Construction dychotomique, où la place du spectateur est prise en compte dans la mise en scène, le fait que l’on soit plusieurs dans une salle également.
Il y a de la mise en abîme dans l’air, on regarde les spectateur qui regardent le singe qui les observe et que nous finissons par voir.
Le regard de Nénette est particulier, il le rappelle le simple fait d’être là : pleinement.

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Cartographie d’un plan séquence

interaction, mouvement

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Un étonnant projet que je découvre, sans doute l’un de plus long « plan-séquence » de l’histoire. Ca aurait pu être le concept d’un projet expérimental, pourtant il s’agit là d’une intiative promotionnelle, de la part de google et de la Russie qui plus est.
Le principe est simple, filmer avec un cadre fixe par la fenêtre du transsibérien toute la durée du parcours : de Moscou a Vladivostok.
Une fois ceci fait ils l’ont tronçonné en segment d’une demi heure et posté sur Youtube.
Jusqu’ici rien de bien interessant hormis la beauté des image et le concept, car on se confronte à l’éternel problème du montage, comment agencer cette quantité phénoménale pour en faire un tout cohérent, dont le spectateur pourrait y trouver une narration propre?
La solution est imparable et nouvelle, toute ces vidéos sont géolocalisées sur une carte google maps, une fois qu’on lance la première vidéo depuis la gare de moscou, le trajet se dessine synchrone sur la carte, chaque vidéo est remplacée par la suivante, et le trajet se fait.
On peut donc explorer un film, via sa position dans l’espace et non plus dans le temps, ce n’est plus une timeline classique mais plutôt une « spaceline ».
Le temps reprend ses droits une fois un point choisi, on assiste à un lent travelling hypnotique, on passe ainsi de l’urbain, à la campagne à la nature profonde.
Le travail sur le son est lui aussi original, nous pouvons soit : écouter le son des rails qui rythme le voyage, soit écouter une station musicale russe, soit écouter « guerre et paix » de Tolstoï.
Il s’agit bien là de montage à mon sens, une nouvelle façon d’aborder une matière film, plus ouverte, qui s’adapte bien à l’état d’esprit que l’on peut avoir lors d’un voyage au long cours.

> http://www.google.ru/intl/ru/landing/transsib/en.html

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