Un bien beau travail, particulierement lorsque les visages se rencontrent pour en former de nouveaux.
Ca sort de l’effet de style et on retrouve quelque chose de troublant, fragile aussi puisque ça ne dure qu’un instant.
> Réalisation : asashi Kawamura + Hal Kirkland + Magico Nakamura + Masayoshi Nakamura
> http://www.goodgeneral.com
Très beau documentaire, percutant, rondement mené, précurseur de ce que l’on voit maintenant comme travail formel propre a michael Moore et consort. Toute la finesse de l’humour, le propre de l’homme, nous révèle à nous même.
Travail de remontage via la création d’une bande annonce du film les chti’s ; comédie s’il en ai.
La réalisation est fine, à partir de plan existant, vinza modifie le genre du film pour le faire passer dans le polar,
le fait que le polar repose sur un certain nombre de « code », et joue souvent sur le cliché facilite la tache, mais cela n’en demeure pas moins bien fait et astucieux.
Tres beau concept, réalisé par l’agence stinkdigital.
l’espace temps se découpe, un montage de postproduction plus proche des effets spéciaux.
Un énorme travail en amont du tournage, on n’est plus dans la captation d’un moment tel qu’on le voit dans un cinéma naturaliste,
mais dans la recomposition de l’instant, il y a quelque chose de magique dans ce voyage, on se prend a revoir des scène rêvée au cours de la nuit.
A noter aussi l’importance primordiale du son, pour recréer des temps, des cassures, des ambiances, c’est peut être là que se trouve finalement la part la plus importante de montage et de sens.
« Quand il était seul, José Arcadio Buendia se consolait en rêvant à une succession de chambre à l’infini.
Il rêvait qu’il se levait de son lit, ouvrait la porte et passait dans une autre chambre identique à la première, avec le même lit en fer forgé, le même fauteuil de rotin et le même petit tableau avec la Vierge des Remèdes sur le mur du fond. De cette chambre, il passait à une autre exactement semblable, à l’infini. Il aimait aller ainsi de chambre en chambre comme dans une galerie de glace parallèles, jusqu’à ce que Prudencio Aguilar vînt lui toucher l’épaule. Il s’en retournait alors de chambre en chambre, s’éveillant au fur et à mesure qu’il revenait en arriere et parcourait le chemin inverse, et trouvait prudencio Aguilar dans la chambre de la réalité. Mais une nuit, deux semaines après qu’on l’eût emmené jusque dans son lit, Prudencio Aguilar lui toucha l’épaule dans une chambre intermédiaire et il y demeura à jamais, croyant que c’était là sa chambre réelle. Le lendemain matin, Ursula lui portait son petit déjeuner quand elle vit un homme s’approcher par le couloir. Il était de petit taille et massif, vêtu d’un costume de drap noir, portant un chapeau également de couleur noire, énorme, enfoncé jusqu’à ses yeux moroses. « Mon Dieu, pensa Ursula. J’aurais juré que c’étais Melquiades. » C’était Cataure, le frère de Visitacion, qui avait quitté la maison fuyant la peste de l’insomnie, et dont on n’avait plus jamais eu de nouvelles. Visitacion lui demanda pourquoi il était revenu et il lui répondit dans son langage plein de solennité :
- Je suis venu pour l’enterrement du roi.
Ils pénétrèrent alors dans la chambre de José Arcadio Buendia, le secouèrent de toutes leurs forces, lui crièrent à l’oreille, lui mire une glace devant les narines, mais ne parvinrent pas à le réveiller. Peu après, tandis que le menuisier prenait ses mesures pour le cercueil, ils virent par la fenêtre tomber une petite pluie de minuscules fleurs jaunes. Elles tombèrent toute la nuit sur le village en silencieuse averse, couvrirent les toits, s’amoncelèrent au bas des portes et suffoquèrent les bêtes dormant à la belle étoile. Il tomba tant de fleur du ciel qu’au matin les rues étaient tapissées d’une épaisse couverture, et on dut les dégager avec pelles et rateaux pour que l’enterrement pût passer. »
« Cent ans de solitude » – Gabriel Garcia Marquez
« Let Forerever Be » – Chemical Brothers – Michel Gondry
Au retour, belle journée, repas discussion à la campagne, les lieux sont vus et revus, le temps est clos, 19h30 la ville approche, les maisons ont un toit à double pentes et les voitures quatre roues, pour autant le ciel s’éteint et ça devient splendide l’espace d’un instant. La redondance du couché de soleil est on ne peux plus « cliché » pourtant ce qui me frappe c’est la fugacité, et la force de la nature qui en découle.
J’aimerais voir des films ou l’image de la nature en est ce reflet, quelque chose de fulgurant.
J’avais vu ça dans intimité de patrice Chereau, les lieux sont simples, de l’urbain anodin, des lumières d’entre-deux pas vraiment le matin, pas vraiment le soir, pas vraiment le midi non plus, pas forcement belle. Puis des traitements tres beaux à l’interieur, une piece ou l’on revient sans cesse, clair-obscur mais sans la préciosité de « la jeune fille à la perle ». Et là à un moment donné on sort avec l’acteur, on le suit caméra à l’épaule, il cherche à suivre la personne avec qui il fait l’amour. Sans s’y attarder (la caméra est concentrée sur l’acteur), on assiste au déclin de la lumière, le ciel est tres beau, et le moment prend une dimension particuliere, on sens la plénitude qui suit l’orgasme.
Ca m’a beaucoup plu, j’aime beaucoup aussi le travail de terence malick dans la ligne rouge avec une nature omnipresente dans « les moissons du ciel » par exemple on voit le ciel qui suis son court en parralèle de l’histoire des protagonistes. Dans la ligne rouge, la nature est elle aussi prédominante, on assiste a des valeurs de profondeur de champs, l’histoire de la guerre, ne va pas prendre plus d’inportance que l’histoire de la fourmi, suivant ou le point de la caméra ce fait, tout en étant dans le même temps, au sein d’un même plan séquence.
J’aimerais pouvoir faire une petite sequence du quotidien où à un moment donné la perception bascule, l’espace se transforme, puis l’instant d’après tout à disparu, un bref moment sans lui donner une place particuliere , libre à celui qui le perçoit de le ressentir.
Un photographe qui se distingue, je l’avais découvert il y a un moment avec son livre sur « benares, la fin d’un voyage ». Cet homme perpetue un regard en noir et blanc, rare et qui fonctionne sur le temps, temps d’exposition mais temps de réflexion aussi. C’est cette prise de temps qui m’a frappé retrospectivement lors d’une discussion avec mon père sur les photo que j’ai montré recemment de wayne Levin.
Je reviens a michael Ackermann, photographe membre de l’agence VU, on trouve peu d’information sur lui, il produit peu et pourtant il travaille depuis longtemps. J’avais montré ses photos sur un précédent article, et j’en ai vue des nouvelle la semaine dernière lors d’une exposition commune organisée par l’agence VU. Et c’est encore lui qui se distingue dans l’ensemble, sans lire son nom à nouveau ses images me touchent, il a une accointance avec le récit, un travail sur la forme très abouti, et un regard personnel.
Dans la suite des panoramas(voir précédent article), le travail de jonas Bendiksen, interroge la notion d’espace,
Il met en place des chambres photographique, des photos pris au fisheyes, ou l’on peut naviguer autour.
Reprend la technique des quicktime VR, via un script en flash.
J’aime l’intimité et la proximité qui s’en dégage.