« Ewa Kuryluk vera icona » – documentaire de création – 65?
Réalisation : Cédric Schiltz / Production : G.R.E.C
http://www.youtube.com/watch?v=z8z0woEI9UI&feature=player_embedded
« Ewa Kuryluk vera icona » – documentaire de création – 65?
Réalisation : Cédric Schiltz / Production : G.R.E.C
http://www.youtube.com/watch?v=z8z0woEI9UI&feature=player_embedded
Pour continuer la réflexion de l’avenir du montage à l’orée du film interactif.
Immersive media propose de filmer dans le même temps tout les angles possibles depuis un point donné, il s’agit de la même technique que pour l’application « Streetview » de Google. Les algorithmes pour relier les différentes vue et construire une perspective commune sont identiques je pense.
Une fois la prouesse technique faite, qu’en fait-on dans un processus créatif? Actuellement on voit des petits bouts de vies, des instants, on est émerveillé de découvrir des lieux. Imaginons le travail sur un dialogue entre deux personnes dans un film, dans le montage de cette sequence on a pu assister a différentes tentatives, le champs et le contrechamps(huit et demi-fellini), le travelling circulaire depuis le centre du discours (buffallo 66′-vincent gallo), le point de vue subjectif d’un seul des protagoniste (festen-Thomas Vinterberg), etc…
Mais là on pourrait abolir le horschamps, dans ce cas là ou tout du moins on en aurait l’impression, on peux choisir de regarder ailleurs, de fixer la personne en face, mais à chaque choix des possibles apparait, nous n’avons pas la vision d’une mouche on regarde soit a gauche soit a droite, l’alternance entre toute ces vue constitue l’impression générale. La sensation de maitriser le réçit n’est qu’illusoire, on se retrouve toujours confronté à cette histoire de choix, et à partir de ce moment là qui choisi? l’auteur ou le spectateur? qui fait le chemin l’un vers l’autre? Lorsqu’il s’agit d’une séquence « interactive » la question de ce qu’on donne à choisir au spec-acteurs doit être plus définie. Mais cette question du choix existe depuis le début du cinéma, il s’agit de la recherche principal du cinéma d’auteur, l’interrogation principale de bruno Dumont lorsqu’il fait un film c’est : où je place la caméra? ensuite tout découle de ça, si je la place là, je vois ça, donc je dis ça, donc j’occulte ça, et ainsi de suite…
Ensuite on fait des choix de manière cérébrale, selon une logique, ou bien par on laisse place au asard, à l’accident, ou bien encore on se guide sur l’émotion, le champs est large.
Donc à quel moment cela peut-il être utile de laisser le cours au spectateurs? Ca peut permettre de renforcer le processus d’identification du spectateur à l’acteur, on peut accentuer des perceptions du décors, en peut être moins de temps que dans un découpage classique.
Il est exitant de ce dire que tout un tas de pistes s’offre à l’expérimentation.
Cet été j’ai pu découvrir pour la premiere fois le diaporama : « The Ballad of Sexual Dependency » qui été projeté à Arles aux rencontres photographiques.
Je connaissais son oeuvre via les livres, ces séries d’images, cette relation à l’intime.
Mais voila quelque chose de bien différent d’en voir l’image animée.
Il s’agit bien d’images fixes mais qui parlent l’une entre elle, Goldin instaure des climats, joue avec la musique.
Quelque chose d’assez classique finalement dans le jeu du montage, mais qui possède un regard véritablement contemporain.
L’une des choses que j’ai retenu après avoir vu différents diaporamas d’elle, c’est la réutilisation de certaines photos,
et là je trouve que son travail prend une autre dimension, comme si elle possédait une gigantesque banque d’image mentale, avec lesquelles elle reconfigure à l’infini son monde intérieur en y ajoutant de nouvelles images . Une image peut donc être perçue différemment au cours du temps, suivant la maniere dont elle choisit de nous raconter son réçit. C’est un équilibre fragile qui peut vite franchir le pathos, l’instropection malsaine, mais tout aussi bien faire jaillir d’incroyables moment de vie.
Travail sur le corps, le rythme, le mouvement.
Travail sur un montage découpé dans l’espace, pour rendre une sensation.
Sur une choregraphie d’Ann teresa de Keermaker, le temps se déroule en spirale.
dans la plétore actuelle de vidéos qui explorent l’effet dit du tilt shift,
en voila une qui dépasse l’effet, ou du moins qui s’en sert pour développer un message.
Cet effet peut être réaliser soit « naturellement » via un travail de profondeur de champs avec des focales précises.
soit via un travail de post production dont voici un tutorial sur photoshop mais que l’on peut tout aussi bien faire sous after effect.
Eija-Lisa Ahtila vidéaste contemporaine a exposée son oeuvre au jeu de Paume il y a un an maintenant.
Un travail très poussé d’une « narration » sur plusieurs écrans, des écrans qui se répondent, qui s’ajoutent.
C’est un travail de montage assez époustouflant.
> http://fr.wikipedia.org/wiki/Eija-Liisa_Ahtila
montage multiécran installation documentaire.
Interroger les relations entre la réalité et la fiction, un sujet vaste et très exploré de nos jours.
Voici leur postulat, partir d’un lieu réel « urbain » a petite ou grande échelle, se documenter, puis partir en repérage, dégager des axes et des personnages, puis tourner : des interviews, des plans séquences, etc…
Ensuite par le biais de la scénographie, de la mise en scène et du montage ils construisent un réçit.
Ce récit n’a pas vocation d’être linéaire, la scène comporte plusieurs écrans, qui se répondent, qui mettent en perspective les propos.
Comment travailler un montage sur plusieurs écrits, l’intérêt de montrer le champs et le hors-champs dans un seul espace-temps, permettre la polysémie des discours, rendre spatial un point de vue, comme la musique électroacoustique la fait dans le champs du sonore.
Synopsis : Chantal Akerman propose un voyage dans l’univers de Pina Bausch. Elle a suivi la chorégraphe et sa troupe de danseurs lors d’une tournée européenne en Allemagne, Italie et France, pour tenter de rendre à l’image l’atmosphère de travail, de préparation de tournée, les reprises de rôles, les répétitions incessantes avant et après chaque spectacle. La réalisation est composée à partir d’impressions, de sensations très subjectives, à l’image même de l’univers de Pina Bausch et de son travail.
Que ta grâce soit éternelle. bon voyage.