projection 00 /

« la Horde du Contrevent » – Alain Damasio

mouvement

Pas de Commentaires


Partagez cette Note

?  » – Silène à été vif. Toi tu as été vite.
- Quelle différence?
- C’est délicat à expliquer. Il y aurait comme trois dimensions de la vitesse, qui sont aussi celles de la vie. Ou du vent. La première est banale : elle consiste à considérer comme rapide ce qui se déplace vite. Cette vitesse là est celle des véhicules, des jets d’hélice, d’un slamino. Elle est quantitative, relative à des coordonnées dans l’espace et le temps, elle opère dans un univers supposé continu. Appelons là, cette vitesse relative, rapidité. La seconde dimension de la vitesse, c’est le mouvement, tel qu’il se déploie chez un maître-foudre de la trempe d’un Silène justement. Le mouvement – ou le comme ils disent eux – est cette aptitude immédiate, cette disposition foncière à la rupture : rupture d’état, de stratégie, rupture du geste, décalage. Elle est indissociable d’une mobilité intime extrême, de variations incessantes dans la concience du combattant, du troubadour, du penseur. Exprimé sur le plan éolien, le mouvement, ce serait la bourrasque. A savoir : non plus la quantité d’air écoulée par une unité de temps, la vitesse moyenne, mais ce qui distord le flux : aussi bien l’accéleration que la turbulence – ce qui le fait qualitativement changer -, l’inflexion. Entre un slamino et une stèche par exemple, il n’y a pas de différence de vitesse, mais une vraie différence de mouvement. Sur le plan vital enfin, le mouvement, ce serait la capacité, toujours renouvelée, de devenir autre
- cet autre nom de la liberté en acte, sans doute aussi du courage. Suis-je clair?
- Autant qu’il est possible à cette heure de la nuit, Lerdoan… »

En lire +

portrait recomposé

mouvement

Pas de Commentaires


Partagez cette Note

stefan de Jaeger « Portraits » editeur : lettre volée.
Découverte récente de ce photographe, portraitise ici un peintre dans son atelier,
je suis toujours fasciné par la même chose, il arrive à concilier une unité forte, avec des détails,
des écarts « contre nature ».
lien vers un autre de ces travaux sur les masques africains

stefan-de-jaeger

En lire +

deconstructing Alice

interaction, mouvement

Pas de Commentaires


Partagez cette Note

http://www.yooouuutuuube.com/v/?rows=36&cols=36&id=pAwR6w2TgxY&startZoom=1

Une idée étonnante que l’on peut appliquer à n’importe quel film tiré de « youtube »
Il y a une idée de capter le général et le particulier qui me plait beaucoup, tout en ayant les possibilit » de manipuler un peu cette matière film.

« Et la morale de ceci, c’est : Soyez ce que vous voudriez avoir l’air d’être; ou, pour parler plus simplement : Ne vous imaginez pas être différente de ce qu’il eut pu sembler à autrui que vous fussiez ou eussiez pu être en restant identique à ce que vous fûtes sans jamais paraître autre que vous n’étiez avant d’être devenue ce que vous êtes. »
Je crois, dit très poliment Alice que je comprendrais mieux cela si je le voyais écrit noir sur blanc.

En lire +

Csontváry, la vie du peintre.

mouvement

Pas de Commentaires


Partagez cette Note

J’ai découvert le travail de Zoltan Huszarik grâce au livre « des lumières et des ombres » d’Henri Alekan,
son film « Csontvary, la vie du peintre », lui a servi de référence dans le travail du chef opérateur concernant la lumière solaire.
On trouve ainsi un travail remarquable sur la lumière naturelle, tout en ayant des vibration exacerbée comme peux le faire un peintre dans sa réinterpretation d’une réalité.
le chef opérateur s’appelle Peter Jankura.

Zoltan Huszarik was born in 1931 and joined the director’s course at the Academy for Theatre and Film Art in 1950 but was advised to leave in 1953. He spent a number of years doing various jobs, some of them menial, before turning to the Academy, from which he graduated in 1961. He then became an assistant director and also worked in graphics and book illustration. His first film, the dreamy short, Elegia (Elegy, 1965), which he made for the Bela Balazs Studio with the cinematographer Janos Toth, drew widespread critical attention, and already indicates his taste for experimental narrative procedures. Two more short works followed, and then Sindbad (1971), a feature film which was awarded prizes abroad and confirmed Huszarik’s growing reputation at home He continued making shorts, and worked for television and, more extensively radio and the stage. Csontvary, his second feature film and strikingly similar to the first, followed in 1979. Huszarik died in 1981

En lire +

montage syncopée

mouvement

Pas de Commentaires


Partagez cette Note

« Villa Amalia » de benoit Jacquot
monteur : luc Barnier

Isabelle Huppert, le rôle principal, joue une grande pianiste et compositrice. A travers le montage, il y a une volonté de faire un travail de création qui explore et fait des analogies à la musique contemporaine. Cette musique demande une éducation de l’oreille, on se dégage de la mélodie, on va chercher les ruptures, les accords ne sont pas évidents, les gammes sont je pense diminuées. La partition dans l’ensemble est complexe, le sentiment que j’en ai eu a l’écoute est celui d’une tentative d’exprimer les désaccords interieurs, les obsessions.
Dans la structure générale on assiste a quelque chose de classique, on présente le personnage principal, on voit le « drame » et la conséquence qui en découle. Rapidement on laisse une grande place à la « nouvelle vie » via la thématique de l’ailleurs. Le récit est linéaire, pas de changement entre le passé et le présent, pas de complexité dans l’apparition ou la disparition des personnages. L’unité de lieu est respecté on passe d’un lieu à l’autre dans l’ordre.
Dans le montage des plans en revanche que ce soit :  un lieu, une scène, un personnage, les plans sont systématiquement coupé à la fin du mouvement, on ne laisse jamais la possibilité à l’œil de se poser de parcourir dans l’écran, on est loin d’un cinéma contemplatif. Ça donne donc quelque chose d’assez abrupt, qui laisse peu de place au parcours du spectateur, on le dirige, il y a là un rythme qui se crée et que l’on impose.Le montage des dialogues se veut lui plus classique : la caméra est sur la personne qui parle, quelques fois cependant il y a des ruptures pour ouvrir sur l’expression de celui qui écoute. Je n’ai pas vue là les possibilités d’un travail plus expérimental, comme l’on a pu le voir chez Godard par exemple, avec des ruptures franches, des voix que l’on ne voit pas à l’image, des travelling, la caméra qui se perd, etc….
Je n’ai pas compris l’intérêt de ce systématisme, c’est d’ailleurs le reproche global que je ferais le manque de disgression vis à vis d’une convention que l’on a établi, peu de liberté est laissé à l’expression de la vie, comme on peu le voir dans les film de casavetes, je pense notamment à « Shadows », film musical s’il en est.
A noter le travail sur le générique : un police, noir/blanc, minimal, mais un travail sur la composition dans l’espace et l’arythmie très réussi.

En lire +

iroaki Umeda

mouvement

Pas de Commentaires


Partagez cette Note

Un homme seul, le son se propage, à chaque mouvement une lumière est émise. Une relation d’une précision drastique se met en place entre l’homme le son et la lumière. il énonce des règles du jeu, le principe se comprend sans commentaires, puis il cherche a se caler, j’ai l’impression qu’il se base uniquement au son, un son renvoi a un répertoire de forme, la cadence s’accentue et la danse prend une autre tournure on s’approche de la transe,
son corps reste dense, tout part de lui, un transfert c’est effectué progressivement dans la prise de contrôle, le corps suivait le son, mais dorénavant nous avant l’impression du contraire.

Dans cette relation entre le corps et son environnement, notamment technologique, je me demandais comment il serait possible de partir du même principe sur le mode d’un jeu vidéo, une fois le mouvement parfaitement réalisé le joueur accéderai au niveau suivant, de plus en plus complexe. Avec une véritable interaction corps – « machine », via des capteurs?

Iroaki Umeda nous propose là une expérience perceptive, on réceptionne la pièce par les sens, comment le cinéma d’aujourd’hui et dans le travail du montage peut-on arriver par l’association du son et de l’image à faire ressentir des émotions directement vers le corps?

> blog d’umeda

En lire +

impression fugitive

image, mouvement

Pas de Commentaires


Partagez cette Note

Au retour, belle journée, repas discussion à la campagne, les lieux sont vus et revus, le temps est clos, 19h30 la ville approche, les maisons ont un toit à double pentes et les voitures quatre roues, pour autant le ciel s’éteint et ça devient splendide l’espace d’un instant. La redondance du couché de soleil est on ne peux plus « cliché » pourtant ce qui me frappe c’est la fugacité, et la force de la nature qui en découle.
J’aimerais voir des films ou l’image de la nature en est ce reflet, quelque chose de fulgurant.
J’avais vu ça dans intimité de patrice Chereau, les lieux sont simples, de l’urbain anodin, des lumières d’entre-deux pas vraiment le matin, pas vraiment le soir, pas vraiment le midi non plus, pas forcement belle. Puis des traitements tres beaux à l’interieur, une piece ou l’on revient sans cesse, clair-obscur mais sans la préciosité de « la jeune fille à la perle ». Et là à un moment donné on sort avec l’acteur, on le suit caméra à l’épaule, il cherche à suivre la personne avec qui il fait l’amour. Sans s’y attarder (la caméra est concentrée sur l’acteur), on assiste au déclin de la lumière, le ciel est tres beau, et le moment prend une dimension particuliere, on sens la plénitude qui suit l’orgasme.
Ca m’a beaucoup plu, j’aime beaucoup aussi le travail de terence malick dans la ligne rouge avec une nature omnipresente  dans « les moissons du ciel » par exemple on voit le ciel qui suis son court en parralèle de l’histoire des protagonistes. Dans la ligne rouge, la nature est elle aussi prédominante, on assiste a des valeurs de profondeur de champs, l’histoire de la guerre, ne va pas prendre plus d’inportance que l’histoire de la fourmi, suivant ou le point de la caméra ce fait, tout en étant dans le même temps, au sein d’un même plan séquence.
J’aimerais pouvoir faire une petite sequence du quotidien où à un moment donné la perception bascule, l’espace se transforme, puis l’instant d’après tout à disparu, un bref moment sans lui donner une place particuliere , libre à celui qui le perçoit de le ressentir.

En lire +

blues sequence

mouvement

Pas de Commentaires


Partagez cette Note

montage très percutant sur une musique, les lieux se croisent et se rejoignent, l’idée du plan séquence sur des lieux différents, avec la musique comme trait d’union est superbe.

En lire +

rapsody in blue

mouvement

Pas de Commentaires


Partagez cette Note

travail sur la forme et la couleur, en interaction avec le son.
Je ne suis pas convaincu par la qualité de la musique, en revanche le travail purement formel m’impressionne,
un regard orienté sur la perception, la modification des couleurs le rythme, très réussi.


Michael Fakesch – Channel from mate on Vimeo.

En lire +

bellamy > bovary

mouvement

Pas de Commentaires


Partagez cette Note
Dernier film de chabrol sorti en salle ce mois ci, bellamy.
Longtemps que je n’avait pas ri en salle, longtemps aussi que je n’avais pas laissé un cinéaste me prendre par la main et me raconter une histoire.
Un travail ssez classique dans la narration, pas d’effet de manche, pas de déconstruction outre mesure, de retour vers le passé pour dépardieu, mais c’est tout, orson welles a inventé le flashback on peut donc dire que l’idée n’est pas neuve. Mais elle fonctionne car ce film est ecrit, ecriture de la narration, sur la base d’un polar contemporain, on nous mêne par la main à qui profite le crime et qu’est ce qui en découle ou en a découlé pour chaucn des personnages. Ensuite écriture des dialogues et c’est surtout là que je prend une claque, magistral, des répartis au millimêtre, Il n’a pas pris des manchots comme acteurs de toute façon. Mais comme on peut le voir dans l’extrait ci dessous les dialogues leur vont comme un gant, c’est bien troussé, un costard sur mesure, les associations vestimentaires en veux tu? en voila.
J’ai été déçu du montage en revanche pas sur l’aspect global, mais sur la façon notamment de monter les rencontres-discussion et sur la présentation des lieux que ce soit des intérieurs ou des extérieurs
.
Lorsque depardieu parle on voit depardieu, puis lorsque son frere-cornillac repond on le voit lui, on voit aussi un peu les silences, la réponse dans l’expression, mais dans l’ensemble il y avait beaucoup de systématisme. Je pense qu’on aurait pu être plus audacieux.
A fin du film je me suis rendu compte que j’en avait appris assez peu sur les lieux, on sait qu’on est dans le sud, entre Nimes et Sète, la lumiere est belle c’est vrai, mais j’ai l’impression qu’il n’a pas voulu que l’on se focalise sur une ambiance des lieux outre mesure, l’unité de lieu est présenté au début un peu a l’emporte pièce, vite evacué, 3 plan et zou,
Godard l’avait fait, mais bien plus réussi comme un pied de nez, là je voyais l’intention, mais pas le résultat escompté.
En revanche le travail de choix des interieur est réussi, surtout pour la maison de la femme de l’assassin, une maison pavillonaire, un eclairage ad hoc, parfait, à ce moment là j’ai ressenti un polar contemporain.

Dans le même temps ou j’ai vu ce film je lisais un tres beau roman-polar : la contre enquète sur Emma bovary

http://www.tfmdistribution.com/bellamy/

En lire +