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Je m’appelle Filda Adoch > Martina Bacigalupo

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Découverte du travail photographique de Martina Bacigalupo, dans la revue 6mois consacrée à l’Afrique.
Ca fait longtemps que je n’avais pas vu d’images en noir et blanc faite de nos jours dont le regard me parait contemporain.
Il y a un récit dans ces photos que l’on feuillette à la suite l’une des autres qui construit un sentiment d’intimité.
le point de vue, pris au premiers sens du terme, me parait toujours juste et c’est je pense ce qui fait que le point de vue qui en résulte (au sens littéral cette fois ci) est juste aussi.
Il y a une adéquation entre le sujet, la prise de vue et la narration tout au long du projet.

 

 

 

 

 

 

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« Les autres » livre d’alice Ferney,
un structure en trois formes, avec une chronologie (une soirée) respectée mais répétée par trois fois.
- Part I : une succession de pensées intérieures dans un premiers temps, sous forme de chapitre court et autonome. Ce sont des bulles. L’histoire se développe en interne via la chronologie, on comprend l’histoire de manière fragmentaire.
- Part II : une continuité dialoguée éclatée, un peu comme lorsqu’on entend des conversations dans un restaurants, les voix se croisent, se superposent. il y a la même volonté ici, elle nous place au niveau d’un premier écoutant. Pourtant la chronologie se répète, nous revivons toute la soirée, on retrouve des moments pivots dont on se remémore la première fois où on les a lu. Les dialogues et les relations entres les personnes prennent une dimension nouvelle, nous y ajoutons se dont nous nous souvenons de leurs pensées intérieures. On peut y décerner les duplicités, les qui-proquo sincères.
La narration prend alors moins d’enjeux car nous savons à l’avance où cela va nous mener et l’on s’attache aux relations, aux rapports de forces entre personnages.
Part III : l’histoire se répète une nouvelle fois, on reprend depuis le début, mais on se situe dans un registre plus libre cette fois ci, celui du romancier, à la troisième personne. c’est plus vaste, elle cherche à atteindre une autre ampleur, elle nous raconte, on va du passé au présent, elle s’affranchi du déroulé chronologique que l’on suit de loin en loin, on retrouve des moments clés, des recoupements.
A l’issu du livre on ressent cette complexité et cette force des liens qui nous attachent aux autres, sans avoir eu une pensée énoncée clairement sur ce propos, c’est par le travail de la forme qu’elle à pu nous amener à cette perception.

J’aimerais voir un film où l’on retrouve ces dimensions, par moment on utilise les « flashback », « flashforward » etc. pour renvoyer des moments de temps, des pensées intérieures, mais je n’ai pas souvenir d’avoir vu un travail similaire aussi abouti dans le registre du cinéma. Je me dit aussi que cela pourrait être une piste viable, porteuse de sens concernant les projets « interactifs », liés à internet où l’on passent sur différents points de vue.
Là où alice Ferney réussi, ce n’est pas en multipliant les points de vue, mais en construisant un tout cohérent, ce qui est propre de l’auteur, metteur en scène.

 

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niveaux > sonores

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Après avoir vu »Four Season Restaurant«   de Castelluci au festival d’Avignon, un état me reste profondément en mémoire. Au moment d’entrer dans la salle, on nous distribue des boule quies, un avertissement sans le dire sur le niveau du son auquel on s’attend. La salle est inquiète, dès que l’on touche au son, on touche aux peurs, les oreilles n’ont pas de paupières ;-)
Le noir se fait, la pièce commence, un son « indistinct » au loin se propage, nous lisons sur l’avant scène son origine : il s’agit d’un son enregistré par la NASA, ce sont des vents solaires.
Nous continuons à lire et on nous explique la signification des différentes « couches » sonores que nous enttendons.
De manière très didactique, on nous explique ensuite que le son est une représentation de la réalité car les amplitudes réelles sont beaucoup trop importante pour être audible.
Une date enfin, celle de l’enregistrement, nous situe l’instant de la prise de son.
Les explications s’éteignent et le son se déploie, il ne « monte » pas de niveaux, mais il avance vers nous, de plus en plus fort, c’est quelque chose d’à la fois terrifiant et assourdissant.
Le son nous enveloppe entièrement, la salle vibre et ce n’est pas tant le son qui nous parait grand, que  notre soi-même qui nous parait incroyablement petit, pas écrasé non plus mais petit dans une grande grande chose qui se déploie. c’est un rapport d’échelle que l’on vit.
c’est la premier fois que je ressens et que je matérialise ce concept d’un univers gigantesque dans lequel nous faisons partie, c’est une vrai proposition théâtrale quant à notre place de spectateur également. Et rien que pour cela je l’en remercie.

Durant l’été je lis un hors série paru en 1994 des cahiers du cinéma consacré à la musique,
Olivier Assayas dans un article consacré au rock, parle lui aussi de l’importance du niveau sonore comme un phénomène clé du cinéma contemporain, il le compare au concert de rock :
« Auparavant le cinéma, techniquement, ne permettait pas l’emploi de décibels. A présent, non seulement sont-ils accessibles, mais le public de cinéma, par l’intermédiaire du rock, y est habitué et les désire. C’est la exactement, que la relation des spectateurs au cinéma à changé du tout au tout. Ce volume sonore crée un spectateur passif et captif. Privé de sa liberté de penser et de circuler dans le film à sa manière, il est entrainé de force, guidé, aiguillé comme le petit enfant dans la situation duquel il désire au fond se retrouver. et même s’il ne le désire pas, c’est là qu’on le met. »

C’est en cela que je me dit l’importance du mixage, même si on ne le réduisait qu’à la gestion des niveaux du son, on lui donnerait toute sa sa dimension créative car au même titre qu’au montage, il interroge la place du spectateur, les rapports que l’on entretient avec lui.

 

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faust > sokurov

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Un voyage étonnant, une construction narrative qui progresse en spirale, toujours en mouvement.
Le cadre et le montage se mélangent, la première demi-heure est déroutante, il s’agit de prendre le plis d’un vocabulaire visuel.
Mon regard de spectateur est heurté à tout les degrés, rien ne s’installe, tout est digressions, qui est quoi? ou fini le geste?
Puis on assimile, on décide consciemment ou inconsciemment de se laisser porter et le film se déploie.
le montage se fait l’écrin de l’image et cesse la coupe impromptue, l’œil peut ainsi parcourir les plans.

Dont un sublime, une peinture animée, jeu de lumière, grâce de Boticelli, le soleil intérieur entre un instant de plein pied dans cet univers sombrement minéral et végétal.

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Apprentissage à Antananarivo

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Il y a plus d’un an maintenant, j’ai eu la chance d’aller un mois à Madagascar, enseigner le montage.
Une grande expérience de partage, j’ai souvent entendu des enseignant dire tout ce qu’ils avaient appris au contact de leurs élèves, mais je n’ai pu en comprendre le sens qu’en y étant confronté à mon tour.
Le fait d’avoir à transmettre une expérience qui nous constitue, de rendre lisible par la parole des concepts, des sentiments parfois profonds concernant le montage, n’est pas aisé.
C’est un exercice sur soi, ça pointe les incohérences de nos discours face à des questions sybillines des étudiants.

L’enjeu de la formation était d’associé sur un temps court un enseignement à la fois théorique et pratique.
Nous avons débuter par l’élaboration d’un montage d’un court métrage : « The Pianoman » d’un des étudiants de la formation qui a servit de fil conducteur à toute les étapes du montage.
D’enjeu pragmatiques, nous avons pu arrivé des questions plus théoriques tel que la place du spectateurs, le point de vue.

J’ai écrit des notes d’enseignements, un peu éparses qui me servaient de guide pour les cours que je leur est transmis ici :
https://docs.google.com/document/pub?id=1MeZJqPtgziWc5J8Km71OkZoiRfQZlicTRU9effV

Cette formation  à été initié par l’institut francais à Antananarivo et les rencontres du films court de Madagascar,
dont je remercie en particulier, l’investissement constant de son directeur Laza.

 

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bonne > route > 2012

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La respiration de l’arbre – terence Malick

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Au delà de la critique du film sur son scénario global, l’ambivalence d’un concept religieux qui me met mal à l’aise, je n’en demeure pas moins très intéressé quand à la forme que ce film a pris.
Le regard porté se place à un niveau particulier, l’œil du réalisateur à travers la caméra renvois vers un quelque chose d’à la fois morcelé et quelque chose qui embrasse, qui étreint un tout. C’est assez fantastique l’énergie qui se dégage de ce mouvement, une respiration de l’œil et de la main. J’ai l’impression de retrouver là une adéquation réussie entre le travail du chef-opérateur, du cadreur et du monteur.
Dans cette micro-échelle du particulier (voir extrait), on est dans le « je me souviens », on est dans la tête de l’enfant du dernier plan, voyage à rebours, elliptique, qui suit la pensée, les images-mots, on est dans un flux continu aquatique via le Steadycam, qui sera repris, répété comme les recadrages successifs sur la mère d’un plan à l’autre mais aussi déplacé dans le temps, saute temporelle, insert, comme le mouvement dans l’arbre en fleur, ivre de sensations.

« Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermais si vite que je n’avais pas le temps de me dire : « je m’endors » Et, une demi-heure après, la pensée qu’il était temps de chercher le sommeil m’éveillait; je voulais poser le volume que je croyais avoir encore dans les mains et souffler ma lumière; je n’avais pas cessé en dormant de faire des réflexions sur ce que je venais de lire, mais ces réflexions avaient pris un tour un peu particulier; il me semblait que j’étais moi-même ce dont parlait l’ouvrage : une église, un quatuor, la rivalité de François 1er et de Charles Quint. Cette croyance survivait pendant quelques secondes à mon réveil ; elle ne choquait pas ma raison mais pesait comme des écailles sur mes yeux et les empêchait de se rendre compte que le bougeoir n’était plus allumé. Puis elle commençait à me devenir inintelligible, comme après la métempsycose les pensées d’une existence antérieure ; le sujet du livre se détachait de moi, j’étais libre de m’y appliquer ou non ; aussitôt je recouvrais la vue et j’étais bien étonné de trouver autour de moi une obscurité, douce et reposante à mes yeux, mais peut-être plus encore pour mon esprit, à qui elle apparaissait comme une chose sans cause, incompréhensible, comme une chose vraiment obscure. Je me demandais quelle heure il pouvait être ; j’entendais le sifflement des trains qui, plus ou moins éloigné, comme le chant d’un oiseau dans une forêt, relevant les distances, me décrivait l’étendue de la campagne déserte où le voyageur se hâte vers la station prochaine ; et le petit chemin qu’il suit va être gravé dans son souvenir par l’excitation qu’il doit à des lieux nouveaux, à des actes inaccoutumés, à la causerie récente et aux adieux sous la lampe étrangère qui le suivent encore dans le silence de la nuit, à la douceur prochaine du retour. »
« A la recherche du temps perdu » – Marcel Proust

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Ubiquité

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A la lecture d’une nouvelle prouesse technologique je m’interroge.
Une société vient d’inventer un procédé de captation caméra qui s’affranchit de la profondeur de champs.
http://www.lytro.com/
il n’y aurait plus à faire de choix au moment de la prise de vue, les décisions se faisant ensuite dans la salle obscure.
Il en va de même avec le format RAW, qui laisse la possibilité à postériori de modifier l’exposition, la balance des couleurs, les gamma, etc…
Au tournage, le travail du chef opérateur peut être amener à changer, partagé entre la volonté d’avoir une image la plus homogène qui soit permettant tout latitude de modifications en post-production et un parti pris artistique fort qui laisserai de côté d’autres éventualités.
Ce décalage dans le moment et le lieu de la décision, je le retrouve dans un troisième point, l’apparition de caméras qui enregistrent de manière sphérique l’environnement, ce qui permet d’avoir tout les points de vue simultanément ensuite (j’avais écrit précédemment sur ce point particulier ici).
Pour le moment il s’agit plus ou moins de trois technologies séparées, chacune nécessitant un flux de données trop important.
Mais il est fort à parier qu’elles se mélangeront prochainement, ce qui offrirait un nouveau type d’enregistrement du réel, un œil « total ».
Il serait omniscient, capte à partir d’un point tout les points de vues et omnipotent, capable de se focaliser précisément à toute les profondeurs du champs, de concevoir la lumière en tout point du global au particulier.

Pourtant je me souviens lors mes cours de perspectives aux Beaux-Arts, l’œil est assimilé à l’appareil photographique, sélectif.
La perspective étant ensuite une reconstruction mentale, via la distinction de l’œil gauche et de l’œil droit, la conception de l’espace environnant se faisant par un continuel réajustement du regard mobile, l’ensemble étant mémorisé par le cerveau.
Je me souviens de la découverte de ce sentiment par le dessin, lorsque l’œil se fixe sur un point les lignes de fuite apparaissent, le flou aussi,
dès que l’on bouge à nouveau l’ensemble redevient net à tout instant, l’espace retrouve sa cohérence globale et non partielle, c’est fascinant.
J’imagine le futur d’un tel dispositif, la possibilité du choix s’étend, se développe et se retarde, depuis les années cinquante l’écriture cinématographique cherche à s’ouvrir, le scénario devient une forme souple, une trame sur laquelle vient se greffer les diverses réécritures, celle au tournage avec le travail sur l’improvisation et celle au montage.

Au moment du montage désormais les choix deviennent plus vaste, le numérique a amené une profusion des rushs, un plan peut être tourné en différentes prises, différentes expérimentations, le coût de la pellicule ayant disparu (ce qui n’enlève en rien le coût du tournage global, plus des prises nécessiterons toujours plus de temps).
Chaque scène peut également être prise selon différents angles par différentes caméra, au montage ensuite viendra une forme d’écriture du champs-contrechamps-hors champs plus vaste.
Des lors les instants de décisions se déplacent progressivement du plateau au bureau, l’étalonneur voit sont travail bouleversé avec le chef-opérateur, la salle obscure deviendrait le lieu d’expérimentation du regard.
Mais je ne vois pas comment scinder en deux équipes ces moments complémentaires, comment travailler le montage sans avoir un relation à la couleur, à la lumière du plan qui soit aboutie, comment travailler sur l’impression d’un plan, si le travail de la profondeur de champs n’est pas utilisé?
le monteur deviendrait un acteur polyvalent où de la narration on s’occuperait du cadre, de la lumière et du champs?
Cela me parait difficile pour à la lumière notamment, métier en soit, qui requiert d’autres aptitudes techniques et culturelles que le montage.
Le montage s’allongerait énormément, il passerait aussi d’un enjeu linéaire dans le temps à un enjeux dans l’espace, sa profondeur,
des couches de lumière, des strates de couleurs, des calques d’effets.
Ou bien le montage interviendrait après un premier travail de l’étalonneur, comme cela se fait avec des LUT aujourd’hui,
l’image au montage aurait déjà un premier travail de selection sur l’exposition, les gammes colorées,auquel s’ajouterait un premier choix dans la profondeur de champs. On rejoint en cela tout le travail qui s’élabore sur les flux de travail pour les films en 3D.
Ensuite viendrait le temps du montage, avec une possibilité de donner des « intentions « sur la couleur, le champs, l’exposition, tout en conservant notre problématique principale du récit.

Cette conception de la narration est en train de changer elle aussi, les jeux vidéos, l’interactivité requestionne le rapport au spectateur, son rôle actif dans l’évolution de l’histoire.
Quid du statut du monteur dans un tel enjeu? Les possibilités de choix vont devenir multiples,qui décide?
La trame se complexifie, différentes histoires se mènent en parallèle, différents niveaux s’interpellent, des micro-histoires mis en place par les utilisateurs doivent être encadrées, où tout du moins il faudrait avoir pensé un espace pour qu’elle puisse éclore, se développer en amont.
Je trouve cela passionnant, les frontières changent, les relations entre les compétences évoluent, la place du spectateur devient une question cruciale. Le cinéma est un art du point de vue, voila de nouvelles perspectives pour les faire exister.

saint_esprit

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last day(s)

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film écho, désaxé, envoutant.
Gus van Sant intime, la voix, le souffle.
Le montage comme structure vivante,  le travail sur le point de vue.
intérieur-extérieur, des autres de lui même, se parlant au fond de lui pour nous tous, Kurt Kobain ange d’une génération.

La moitié du film se situe à ses trois quarts pourtant par un chant profond, que l’on a entendu peu de temps auparavant,
Gus van Sant joue de la répétition de scènes identiques et la  séquence revient une nouvelle fois, cette première chanson que l’on a entendu peu de temps avant au loin, que l’on aurait presque pu railler comme les amants qui s’en inspire. La revoilà qu’on prend de plein fouet, on rembobine un peu en amont du plan et voici le chant qui monte en réponse,face à la caméra on se fait bouleverser sans crier gare. Il nous avait pourtant déja fait le coup avant, je pensais qu’il s’agissait là plus d’un effet de style pour rendre compte d’un homme perdu, pris au piège du labyrinthe de ses pensées. Et c’est nous spectateur qui évoluont à travers ce travail sur le point de vue, on clarifie pour un temps toute la complexité de l’histoire.
Leslie Schatz, le « dessinateur sonore » mêle la musique dans le quotidien des sons avec une rare justesse.Capture d’écran 2011-05-14 à 15.48.05

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monter les mots

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Etonnant plugin qui ouvre des voies dans la manière de monter.
http://yakyakyak.fr/?p=4634
Ce n’est plus l’image qui sert de base au montage que l’on scinde, raccorde à l’image, mais le mot.
Le projet repose sur les avancées de la reconnaissance vocale, un logiciel « scanne » les rushs, et sort un fichier texte des paroles échangées.
Une fois ceci fait « prEdit » va permettre de monter avec les outils d’un traitement de texte : copier-coller, retour à la ligne,etc.
Intéressant d’imaginer un premier travail de montage à partir du texte, le montage devient terriblement conceptuel, sans image, le sens des mots.
En ce moment je lit la nouvelle traduction de « Sur la Route » de Kérouack, l’écriture est folle, une liberté magistrale.
Le texte n’est pas chapitré un bloc de mots, ça fait pensé à Céline aussi, magnifique.
Je suis sur qu’il serait possible d’expérimenter des choses de cette ordre là en brisant les codes, il pourrait y avoir des hasard heureux, des collages détonnants.
Que dit l’image?

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