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image, mouvement

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Cet été j’ai pu découvrir pour la premiere fois le diaporama : « The Ballad of Sexual Dependency » qui été projeté à Arles aux rencontres photographiques.
Je connaissais son oeuvre via les livres, ces séries d’images, cette relation à l’intime.
Mais voila quelque chose de bien différent d’en voir l’image animée.
Il s’agit bien d’images fixes mais qui parlent l’une entre elle, Goldin instaure des climats, joue avec la musique.
Quelque chose d’assez classique finalement dans le jeu du montage, mais qui possède un regard véritablement contemporain.
L’une des choses que j’ai retenu après avoir vu différents diaporamas d’elle, c’est la réutilisation de certaines photos,

et là je trouve que son travail prend une autre dimension, comme si elle possédait une gigantesque banque d’image mentale, avec lesquelles elle reconfigure à l’infini son monde intérieur en y ajoutant de nouvelles images . Une image peut donc être perçue différemment au cours du temps, suivant la maniere dont elle choisit de nous raconter son réçit. C’est un équilibre fragile qui peut vite franchir le pathos, l’instropection malsaine, mais tout aussi bien faire jaillir d’incroyables moment de vie.

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Gomorra

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Je viens de voir « Gomorra », un film qui parle depuis le ventre, un sentiment de danger plane tout le long du film.
il y a là un grand travail formel, depuis l’image d’une grande justesse, très belle sans être esthétisante, jusqu’au son omniprésent.
Matteo Garrone le réalisateur disait lors d’un entretien :
« Pour recréer l’impact émotionnel que j’ai ressenti en me rendant dans ces territoires, il m’a semblé que ma réalisation devait être la plus discrète possible. L’histoire suggérait elle-même ce langage très simple ; toute volonté de beaux cadrages, de beaux mouvements de caméra était rejeté assez naturellement par le film. Les reportages de guerre que j’ai vus m’ont influencé aussi. Je voulais donner aux spectateurs la sensation qu’ils se situent au coeur de l’action. Je voulais qu’ils puissent ressentir les odeurs. »
Je veux bien le croire, je me rend compte que cette génération de cinéaste, que je pense jeune, que l’on découvre, qui expérimente, comme par exemple steeve mac Queen avec « Hunger », n’est finalement pas si jeune, le directeur de la photographie marco Onorato, dirige depuis 1989. Leslie Shatz, le « sound designer » a lui 55 ans , comme mon père, et je vois là une connivence, il ne s’agit plus de rupture de génération à mon sens comme ça a pu l’être auparavant, à l’époque de la nouvelle vague par exemple.
En lisant une interview de leslie Shatz par jean Segura, je retrouve tout ce qui m’attire dans ces métiers, c’est dans ce sens là en tout cas que j’entrevois le montage.

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