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Gomorra

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Je viens de voir « Gomorra », un film qui parle depuis le ventre, un sentiment de danger plane tout le long du film.
il y a là un grand travail formel, depuis l’image d’une grande justesse, très belle sans être esthétisante, jusqu’au son omniprésent.
Matteo Garrone le réalisateur disait lors d’un entretien :
« Pour recréer l’impact émotionnel que j’ai ressenti en me rendant dans ces territoires, il m’a semblé que ma réalisation devait être la plus discrète possible. L’histoire suggérait elle-même ce langage très simple ; toute volonté de beaux cadrages, de beaux mouvements de caméra était rejeté assez naturellement par le film. Les reportages de guerre que j’ai vus m’ont influencé aussi. Je voulais donner aux spectateurs la sensation qu’ils se situent au coeur de l’action. Je voulais qu’ils puissent ressentir les odeurs. »
Je veux bien le croire, je me rend compte que cette génération de cinéaste, que je pense jeune, que l’on découvre, qui expérimente, comme par exemple steeve mac Queen avec « Hunger », n’est finalement pas si jeune, le directeur de la photographie marco Onorato, dirige depuis 1989. Leslie Shatz, le « sound designer » a lui 55 ans , comme mon père, et je vois là une connivence, il ne s’agit plus de rupture de génération à mon sens comme ça a pu l’être auparavant, à l’époque de la nouvelle vague par exemple.
En lisant une interview de leslie Shatz par jean Segura, je retrouve tout ce qui m’attire dans ces métiers, c’est dans ce sens là en tout cas que j’entrevois le montage.

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iroaki Umeda

mouvement

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Un homme seul, le son se propage, à chaque mouvement une lumière est émise. Une relation d’une précision drastique se met en place entre l’homme le son et la lumière. il énonce des règles du jeu, le principe se comprend sans commentaires, puis il cherche a se caler, j’ai l’impression qu’il se base uniquement au son, un son renvoi a un répertoire de forme, la cadence s’accentue et la danse prend une autre tournure on s’approche de la transe,
son corps reste dense, tout part de lui, un transfert c’est effectué progressivement dans la prise de contrôle, le corps suivait le son, mais dorénavant nous avant l’impression du contraire.

Dans cette relation entre le corps et son environnement, notamment technologique, je me demandais comment il serait possible de partir du même principe sur le mode d’un jeu vidéo, une fois le mouvement parfaitement réalisé le joueur accéderai au niveau suivant, de plus en plus complexe. Avec une véritable interaction corps – « machine », via des capteurs?

Iroaki Umeda nous propose là une expérience perceptive, on réceptionne la pièce par les sens, comment le cinéma d’aujourd’hui et dans le travail du montage peut-on arriver par l’association du son et de l’image à faire ressentir des émotions directement vers le corps?

> blog d’umeda

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